Les jouets ne servent pas uniquement à divertir les enfants. Ils leur permettent aussi d’explorer leurs émotions, d’interagir avec les autres et d’acquérir progressivement des compétences essentielles à la vie en collectivité.
Lorsqu’ils jouent ensemble, les enfants découvrent qu’ils doivent parfois attendre, négocier ou laisser temporairement un objet à quelqu’un d’autre. Ces situations ordinaires deviennent alors de précieuses occasions d’apprendre la patience, l’écoute, la coopération et le partage.
Pour un jeune enfant, prêter un jouet n’a cependant rien d’évident. Il peut avoir peur de ne jamais le récupérer ou considérer cet objet comme une extension de son univers personnel. Le partage est donc un apprentissage progressif, qui demande du temps et un accompagnement bienveillant.
Pourquoi partager ses jouets est-il parfois difficile ?
Chez les tout-petits, la notion de propriété occupe une place importante. Les expressions comme « c’est à moi » apparaissent souvent bien avant la capacité à comprendre réellement le point de vue d’un autre enfant.
Une dispute autour d’une voiture, d’une poupée ou d’un jeu de construction n’est donc pas nécessairement un signe d’égoïsme. Elle traduit généralement une difficulté à gérer la frustration et à comprendre que le prêt est temporaire.
Les interactions à la maison, à la crèche, à l’école ou au parc permettent peu à peu à l’enfant de faire la différence entre donner définitivement un objet, le prêter quelques instants et jouer ensemble.
Les valeurs développées grâce au partage
Apprendre à attendre son tour
Lorsqu’un jouet intéresse plusieurs enfants, chacun doit patienter avant de pouvoir l’utiliser. La règle du « chacun son tour » aide l’enfant à comprendre qu’il ne peut pas toujours obtenir immédiatement ce qu’il souhaite.
Pour rendre l’attente plus concrète, l’adulte peut utiliser une phrase simple : « Ton ami joue encore un peu avec la voiture, puis ce sera ton tour. » Un sablier ou un petit minuteur peut également aider les plus jeunes à visualiser le temps restant.
Mieux comprendre les émotions
Le partage offre de nombreuses occasions de parler des émotions. Un enfant peut être déçu de ne pas obtenir un jouet, inquiet lorsqu’il prête le sien ou heureux lorsqu’un camarade accepte de jouer avec lui.
L’adulte peut l’aider à mettre des mots sur ce qu’il ressent :
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« Tu es contrarié parce que tu voulais jouer avec ce camion. »
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« Tu as peur qu’on ne te rende pas ta peluche. »
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« Ton ami semble heureux que tu lui aies prêté ton jeu. »
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« Tu as bien attendu et maintenant, c’est à ton tour. »
En identifiant progressivement ses propres émotions, l’enfant devient également plus attentif à celles des autres.
Développer la coopération et la confiance
Partager ne signifie pas toujours abandonner un jouet à quelqu’un. Il peut aussi s’agir de construire une tour ensemble, de compléter un puzzle à plusieurs ou d’inventer une histoire avec différentes figurines.
Ces jeux collectifs montrent à l’enfant qu’une activité peut devenir plus riche lorsqu’elle est réalisée avec d’autres. Ils l’aident à communiquer, à proposer des idées et à trouver sa place dans un groupe.
Lorsqu’un enfant fait un effort, il est utile de valoriser précisément son comportement : « Tu as laissé ton ami choisir une pièce » ou « Tu as attendu qu’il termine avant de prendre le jeu ». Cette reconnaissance renforce sa confiance et lui donne envie de recommencer.
Le partage, une étape importante de la socialisation
La vie en collectivité confronte naturellement les enfants à des envies différentes. Deux camarades peuvent vouloir le même jouet au même moment ou ne pas être d’accord sur la manière de jouer.
Ces petits conflits font partie de l’apprentissage. L’objectif n’est pas de les éviter à tout prix, mais d’aider les enfants à trouver une solution acceptable : jouer ensemble, attendre, échanger deux objets ou choisir une autre activité.
L’adulte peut accompagner la discussion sans décider immédiatement à leur place. Des questions comme « Que pourriez-vous faire pour que chacun puisse jouer ? » encouragent les enfants à chercher un compromis.
Ils apprennent ainsi que le désaccord n’empêche pas de continuer à jouer et qu’il est possible de se réconcilier après une dispute.
Comment encourager un enfant à partager ?
Montrer l’exemple au quotidien
Les enfants apprennent beaucoup en observant les adultes. Prêter un livre, proposer une part de gâteau ou laisser quelqu’un utiliser un objet sont autant de situations qui permettent de parler naturellement du partage.
Il est utile de verbaliser le geste : « Je prête cet objet et je le récupérerai ensuite. » L’enfant comprend ainsi que le prêt fait partie des relations ordinaires et qu’il ne signifie pas perdre définitivement ce que l’on possède.
Les jeux de rôle constituent également un excellent entraînement. Avec des peluches ou des figurines, il est possible de rejouer une dispute, puis d’imaginer plusieurs solutions.
Commencer par un échange
Le prêt peut être angoissant pour un jeune enfant. L’échange est parfois plus facile à accepter, car il reçoit immédiatement un autre objet avec lequel jouer.
On peut lui proposer : « Tu peux prêter ton camion pendant que tu joues avec cette voiture. » Une fois rassuré sur le fait qu’il retrouvera son jouet, il acceptera plus facilement de le partager à nouveau.
Établir des règles simples
Les règles doivent être courtes, concrètes et adaptées à l’âge de l’enfant. Par exemple :
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demander avant de prendre un jouet ;
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rendre l’objet après avoir joué ;
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attendre que l’autre enfant ait terminé ;
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manipuler avec soin ce qui a été prêté.
Ces repères rendent les situations plus prévisibles et rassurent l’enfant.
Respecter les objets auxquels il tient particulièrement
Obliger un enfant à prêter immédiatement tous ses jouets peut renforcer son opposition. Avant la venue d’un camarade, il est possible de lui proposer de ranger quelques objets particulièrement précieux et de choisir ceux qu’il souhaite mettre à disposition.
Cette démarche lui permet de conserver un certain contrôle tout en participant activement à la préparation du jeu collectif.
Donner une seconde vie aux jouets : une autre manière de partager
Lorsqu’un jouet n’est plus utilisé, le vendre, le donner ou le transmettre à une autre famille constitue une forme de partage différente. Pour l’enfant, cette séparation peut néanmoins être chargée d’émotion.
Il est donc préférable de l’associer au tri plutôt que de décider à sa place. Il peut choisir les jouets qu’il souhaite conserver et ceux qu’il est prêt à transmettre. On peut lui expliquer que ces objets ne disparaissent pas : ils vont permettre à un autre enfant de jouer, d’imaginer et de créer de nouveaux souvenirs.
Cette démarche permet également d’aborder simplement la consommation responsable. Prolonger la durée de vie d’un jouet évite de le jeter alors qu’il peut encore servir. L’enfant découvre ainsi qu’un objet dont il n’a plus besoin peut conserver toute sa valeur pour quelqu’un d’autre.
Choisir des jouets de seconde main lui montre aussi que le principe fonctionne dans les deux sens : il peut transmettre ceux qu’il n’utilise plus et découvrir, à son tour, des jouets ayant déjà vécu de belles aventures.
Faire du partage une expérience positive
Apprendre à partager ne se fait pas en un jour. Il est normal qu’un enfant hésite, refuse parfois de prêter un objet ou se montre impatient lorsqu’il attend son tour. Ces réactions font partie de son développement et ne doivent pas être interprétées comme un manque de générosité.
Le rôle de l’adulte consiste avant tout à l’accompagner : mettre des mots sur ses émotions, lui rappeler les règles avec bienveillance et valoriser ses progrès. Chaque petit geste compte, qu’il s’agisse de laisser un camarade jouer quelques minutes, de participer à une activité collective ou de choisir un jouet à transmettre.
Les jouets de seconde main permettent d’aller encore plus loin dans cet apprentissage. En donnant, en échangeant ou en revendant les objets devenus inutilisés, l’enfant comprend qu’un jouet peut continuer à procurer du plaisir bien après avoir quitté sa chambre. Il découvre également une manière concrète de limiter le gaspillage et de prendre soin des ressources.
Partager un jouet, c’est finalement partager bien davantage qu’un simple objet : une expérience, une émotion et parfois même une partie de son histoire.
Chez Preloved City, nous croyons que chaque jouet mérite de poursuivre son aventure. Découvrez des jouets neufs ou déjà aimés, trouvez les prochains compagnons de jeu de vos enfants et offrez une nouvelle vie à ceux qui ne sont plus utilisés.
Parce qu’un jouet peut être aimé une seconde fois.